lundi 06 septembre 2010

En marge de l’actualité du mercredi 03 février 2010

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À l’école des dealers de paka

Chacun de nous sait que de jeunes chômeurs sans ressources ont trouvé un moyen de se faire de l’argent facile : vendre ou planter du paka. Le pays, lui aussi, cherche de l’argent pour équilibrer un budget en grosse difficulté. Alors, pourquoi ne pas imiter les jeunes dealers et les planteurs ? Pourquoi ne pas se lancer dans le trafic de la drogue au profit d’une bonne cause ?
Cette idée a germé dans l’esprit de quelques-uns de nos représentants. Nous espérons pour eux qu’ils n’ont pas vraiment réfléchi à cette proposition, que c’est une idée qui leur a traversé l’esprit et qu’ils ont évoquée avant d’en mesurer le danger et l’immoralité.
Car les illusions de jadis sur les « drogues douces » sont maintenant bien révolues. Même si le pakalolo est moins dangereux que l’héroïne, la cocaïne ou le crack, il ne reste pas moins une drogue dont les multiples effets pervers sont maintenant bien connus et qui peut constituer une porte vers des drogues plus redoutables.
Dans l’esprit de ceux qui ont évoqué le possible recours à cette ressource financière, la consommation légale du paka serait réservée aux touristes. On croit rêver, car enfin, puisque le paka est nettement et indiscutablement nuisible, comment peut-on faire sciemment ce cadeau à des hôtes à qui l’on vante l’accueil de Tahiti. D’autre part, et les dealers l’ont bien compris, si l’on entrouvre la porte de la consommation permise du paka, elle ne tardera pas à s’ouvrir largement. Comment, en effet, sanctionner durement planteurs et dealers de paka si on les autorise en même temps à planter et vendre au profit des touristes ?
Mais par bonheur cette question est du ressort de l’État.

H.C.

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