AAapi-tahito

« L’école diaconale se porte bien »

Après le Grand Séminaire, l’école diaconale vient, elle aussi, de terminer son année académique. Avec un peu plus de trente étudiants, l’école se porte bien, signe que le diaconat permanent engendre de l’intérêt parmi les fidèles.

L’année a fini sur des admissions parmi les candidats au diaconat ainsi que des investitures (lectorat, acolytat). Il devrait donc y avoir de nouvelles ordinations dans les mois qui viennent. Nous nous réjouissons de cela et nous tenons à remercier l’ensemble des formateurs qui se dévouent.

Le diaconat manifeste ce qui fait l’essence de tous les ministères ecclésiaux, ordonnés ou non : le service de la communauté. Le diacre est l’incarnation sacramentelle du Christ qui s’est fait le serviteur de tous, jusqu’à s’abaisser devant les apôtres pour leur laver les pieds et donner sa vie sur la Croix.

Il est capital que les candidats au ministère diaconal conservent à l’esprit l’identité propre de ce ministère. Il ne s’agit pas de s’arroger un titre qui apportera une reconnaissance sociale. Le diacre n’est pas non plus à considérer seulement comme un auxiliaire du prêtre qui pourra tant bien que mal palier son absence. En outre, dans notre diocèse, le diaconat s’est surtout épanoui dans le service de la Parole, de la liturgie et de la préparation aux sacrements.

Mais la mission du diacre compte aussi depuis ses origines le service des pauvres et des exclus. De ce point de vue, le diacre est moins un homme de l’autel qu’un homme placé à la porte d’entrée de l’église : qui accueille chaque fidèle, repère les plus démunis, regarde au loin ceux et celles qui n’osent plus prendre le chemin de l’église, puis interpelle la communauté et encourage l’esprit de charité et d’évangélisation.

+ Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU