UNE NOUVELLE TANT ATTENDUE

MONSEIGNEUR JEAN PIERRE COTTANCEAU,
Nouvel Archevêque de PAPEETE

La nouvelle est tombée le Jeudi 15 Décembre : après plusieurs années sans évêque en charge, exactement depuis le 31 Mars 2011, notre diocèse a de nouveau un pasteur. Le Saint Père a en effet de me nommer Archevêque de Papeete. Il me tenait à cœur de vous partager cette bonne nouvelle, car c’est pour vous, pour l’Eglise et pour tous les habitants du Fenua que j’ai accepté cette mission, cette responsabilité. Les premiers mots qui me vinrent à l’esprit en apprenant cette nomination furent ceux de Marie dans le Magnificat : « Le Seigneur fit pour moi des merveilles… Il s’est penché sur son humble servante ! ».

            Peut-être allez-vous vous poser cette question : « qu’est-ce que cela va changer ? » Il ne s’agit plus simplement d’administrer le diocèse, mais de le guider. Plus encore, par l’ordination épiscopale qui lui est conférée, le nouvel évêque devient successeur des apôtres, il reçoit la mission que le Christ a confiée aux Douze. Il est intégré dans le collège des successeurs des Apôtres à qui le Seigneur a confié l’Eglise pour le salut du monde. Certes, l’évêque guide son diocèse, mais plus encore, il est avec tous les autres évêques en communion avec le Pape, en charge de toute l’Eglise universelle.

            L’évêque n’est pas élu au suffrage universel par les fidèles du diocèse comme le sont certains responsables politiques du pays. Il est choisi par celui qui a reçu la charge de succéder à l’apôtre Pierre. Ainsi nous est signifié que les ministres en charge de l’Eglise sont un don reçu du Seigneur. L’Eglise ne travaille pas pour elle-même, elle ne doit à aucun moment se refermer sur elle, sa mission ne lui appartient pas, mais sans cesse, elle reçoit cette mission de l’initiative du Christ pour l’assumer, la réaliser dans l’Esprit, à cause de l’amour du Père. Ce qui fonde l’autorité de l’évêque ne doit rien à sa valeur personnelle, ni à son savoir-faire ni même aux dons spirituels qui donnent force à ses interventions, mais elle le doit au titre du sacrement de l’ordre et de la mission qui lui a été confiée. En recevant le sacrement de l’Ordre épiscopal, le nouvel évêque est consacré à Dieu d’une manière nouvelle, mis à part pour être l’instrument vivant du Christ. C’est dans et par l’ordination que l’évêque trouve le fondement de son agir, et non parce que c’est sa profession, ou son métier. Le Christ n’a pas laissé à son Eglise des choses à faire! Il a donné à l’Eglise des ministres. Ainsi, l’évêque n’est pas l’exécutant de quelques taches qu’on pourrait lui confier, selon les circonstances. Il est celui que le Christ a saisi pour « être avec lui dans sa mission ».

            Alors, rendons grâces à Dieu qui s’est souvenu de son Eglise présente dans les îles du Pacifique et qui lui donne un nouveau pasteur. Priez pour moi afin que je reste fidèle au carnet de route que je m’étais fixé il y a plus d’un an, rester « serviteur de Dieu, de l’Eglise et des Hommes », et « redonner courage, ranimer la Foi dans les cœurs qui faiblissent, susciter et réveiller les énergies qui dorment au fond de chacun, renforcer l’unité entre tous et faire en sorte que notre Eglise ne s’enferme pas dans les sacristies et reste ouverte aux appels des plus pauvres et de tous ceux qui souffrent ! »


+ Mgr Jean-Pierre COTTANCEAU